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A Lulu, Tati, Nicole… nos cyclotes de la Petite Reine.
La cyclote est rarement aussi pressée que le cyclo.
Elle s'attarde, contemple, enlève ses gants, cueille une fleur,
ou enfile un pull... ces petites haltes font partie de son plaisir de rouler.
Une cyclote : Anne Nonime
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Qu'il soit vraiment facile à gravir Ou bien qu'il te fasse un rien souffrir Petit col ou cime de renom Sommet illustre ou col sans nom Il te procure bien du plaisir Savoure-le donc tout à loisir.
Que ses pentes te fassent rougir Que ses rampes te fassent mugir Ou que tu grimpes sans effort Que toujours tu te sentes plus fort Il te procure bien du plaisir Savoure-le donc tout à loisir.
Que le ciel soit gris, triste à mourir Qu'un vent narquois se mette à rugir Ou que luise d'un éclat sans pareil Dans son écrin bleu roi le soleil Il te procure bien du plaisir Savoure-le donc tout à loisir.
Que belle fontaine soit ton désir Que gourde, bidon tu doives emplir Ou plutôt que d'eau tu aies envie De trouver le souffle de la vie Il te procure bien du plaisir Savoure-le donc tout à loisir.
Qu'un contrôle soit là pour t'accueillir C'est une oasis à conquérir Ou qu'il faille remettre à plus tard La plaisante halte du routard Il te procure bien du plaisir Savoure-le donc tout à loisir.
Que tu en gardes un bon souvenir Ou que tu craignes d'y revenir Que tu l'atteignes tout en sifflant Ou que tu le montes en t'essoufflant Il te procure bien du plaisir Savoure-le donc tout à loisir.
Qu'un décor de rêve vienne s'offrir Qu'il t'invite encore à découvrir Au lieu d'un Eden semé de fleurs Un chaos aux plus tristes couleurs Il te procure bien du plaisir Savoure-le donc tout à loisir.
Que grâce à lui tu puisses franchir Les deux mille mètres sans coup férir Ou bien qu'il te laisse un peu plus bas Avec les vaches en contrebas Il te procure bien du plaisir Savoure-le donc tout à loisir.
Que tu aies encore à parcourir Deux, trois lieues peut-être pour finir Ou que déjà le haut soit en vue Que tu y parviennes à l'heure prévue Il te procure bien du plaisir Savoure-le donc tout à loisir.
Et si tu te sens un peu vieillir S'il reste quelques roses à cueillir Alors n'oublie pas ce bon conseil Même si pénible est le réveil Il te procure bien du plaisir Savoure-le donc tout à loisir.
Dominique LACROIX (Le club des cents cols)
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SACRE HONO !!
Nous, Dragons Audax de la cité de Mons chevaliers de la route en quête de monts, nous avons choisi Aurel et le gîte de dame Colette Pantoustier pour établir nos quartiers.
Maillot pour armure et vélo pour monture, nous sommes partis vers Sault où au Mont Ventoux nous donnâmes l'assaut. L'un après l'autre les cols tombèrent sous notre pédalée d'enfer.
Le soir venu, nous rentrâmes fourbus mais comblés par la vue de ces paysages enchanteurs. Dame Colette, sachant y faire, nous rendit à table une santé de fer de l'apéro jusqu'au dessert.
Au lendemain de cette escapade, Nous reprîmes notre croisade en pensant surtout au bon accueil du "Relais du Ventoux".
Rudy PLOMB (Le club des cents cols)
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ÉPUISEMENT et SOULAGEMENT
Je n'en puis plus J'en ai ras le cul Mais j'ai du bol Je suis au col
Je n'en puis plus J'en ai ras le bol Ah ! je l'ai eu Enfin ce col.
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UN ETRE A PART
La paix, bien sûr, il l'adore La nature est son royaume. L'Ecologie, il l'arbore Et la chante comme un psaume.
Un être à part, probablement.
Est-il à part celui qui vit Comme le devrait l'ensemble Des humains ? Et qui se rit Des choses dont certains tremblent ?
Un être à part, finalement.
Car ce chanceux qui s'ignore, Imprégné d'idées simplistes Qui malgré tout l'honorent, Est un cyclotouriste.
Un être à part, j'y consens.
Choisit-il la somnolence, Le répit dans l'oisiveté ? Non pas, car il se dépense Sans chercher la notoriété.
Un être à part, assurément.
La montagne a son amour, De sa ferveur il la vénère ; Et sur ses pentes, tour à tour, Il s'extasie ou vocifère.
Un être à part, évidemment.
Sa " Petite Reine " chérie, Amie de très bons moments, Accompagne sa rêverie Du col songeant à l'autre versant.
Un être à part, sportivement.
La France a vu sa silhouette Sur quelque route oubliée, Passer un jour à bicyclette Heureux, content, extasié.
Un être à part, indubitablement.
Mais la retraite arrivant, Le grand âge étant proche, Cet heureux-là, dorénavant, Se dira : " Donc, je raccroche ! "
Un être à part, sereinement.
Souvenirs de ses randonnées, Paysages de rêverie, Joies par le vélo dispensées : Voilà ce qui a fait sa vie.
Un être à part, fièrement.
Lorsqu'il ira vers l'infini De cette vie, dit-on " de bien ", Il portera la couronne bénie Du bon cyclo Ange Gardien.
Un être à part, éternellement.
Jean-Claude PISTORESI (Le club des cents cols)
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Un de perdu
Dans un chemin montant, sablonneux malaisé et de tous les côtés au soleil expose, Un pauvre cyclo rendait l'âme. Maudissant Michelin, I. G. N. et consorts Sans plus d'énergie ni ressort, C'était pitié que de son sort! Il avait jeté feux et flammes Le tout sans compte et sans mesure Dans l'aventure...
Heureux qui comme uniste était parti fringant, Et avait emprunté les sentiers de la gloire. Méprisant les cols dérisoires, Les ceuss des pelotons, goudronnés et brillants... Les muletiers, s'était-il dit, Voilà qui sent bon la nature, La liberté, le paradis, Hors des routes du tout-venant et des voitures, Préfèrant sans plus palabrer, Loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais...
Grand courage et petit braquet Et l'altimètre en bandoulière, Derechef, il va s'embarquer, Comme on s'embarque pour Cythère, dans les fourrées, les fondrières, En profitant des raccourcis, Aussi. Mais sur le terrain, point d Ariane, Point de Petit Poucet Finaud, Aux pattes d'oie, point de panneaux ! Voilà notre héros en panne ! Dois-je prendre à droite ou à gauche ? Dois-je remonter ce torrent. Le descendre sans anicroche, Ou bien sauter de roche en roche, Clopin-clopant ?
Alors, serrant la queue et portant bas l'oreille, Trainant l'aile et tirant le pied. Mal à l'aise dans ses souliers, Jurant mais un peu tard qu'on ne l'y prendrait plus, Il dit : C'est pas demain la veille Que je repartirai tout seul... C'est bien exclus ! Où la guêpe a passé, le moucheron demeure, N'est pas De Brébissons qui veut, Aussi vous ferai-je un aveu: A l'avenir, je reste au chaud dans ma demeure...
J. BENSARD
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